Marseille, 29 mai 2017 – Cap Vert Energie, producteur engagé d’énergies renouvelables actif notamment sur le marché du biogaz, vient d’acquérir Equimeth, l’un des premiers projets d’injection de biométhane issu de la méthanisation de fumier équin. Ce projet de méthanisation territoriale, soutenu financièrement par la Région Ile-de-France et l’Ademe, fédère de nombreux partenaires locaux, dont notamment la communauté de communes de Moret Seine et Loing et la réserve de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais. Le développeur était à la recherche d’un repreneur ; Cap Vert Energie, fort de son expertise sur l’ensemble des processus de développement, de financement, de construction et d’exploitation d’unités de biométhane, vient d’annoncer l’acquisition de ce projet pour le mener à terme.

Acteur engagé dans la structuration de la filière biométhane en France, Cap Vert Energie a pour objectif d’atteindre d’ici 2022 une puissance installée de 18MWe et de valoriser 600 000 tonnes de déchets. Avec une équipe dédiée de 11 collaborateurs répartie dans 4 bureaux régionaux, le groupe fédère l’ensemble des compétences techniques en matière de déchet, d’agriculture et d’énergie pour mener à terme le développement de projets de méthanisation territoriale et agricole et les exploiter en propre dans la durée. Cap Vert Energie compte aujourd’hui une quinzaine de projets à l’étude en injection de biométhane pour une capacité de production équivalente à 14 MWe. Par ailleurs, Cap Vert Energie est entré début 2017 au capital de la société Gazteam qui porte un projet collectif, l’une des plus grandes unités de méthanisation agricole française. Le groupe vient également d’obtenir les autorisations réglementaires d’exploitation pour le projet de Saint Antoine de Breuilh en Dordogne. Le démarrage de sa construction est prévu d’ici fin d’année, ainsi que celui d’une autre unité en Bretagne.

Par ailleurs, Cap Vert Energie exploite depuis 2014 une unité de biogaz en cogénération d’une puissance nominale de 250 KWe, dans la commune de Nouzilly, près de Tours. Elle a été réalisée en partenariat avec l’Institut Nationale de Recherche Agronomique (INRA). « Nous avons expérimenté des aléas industriels liés à l’exploitation de notre unité de Nouzilly. Cela nous a permis d’avoir un retour d’expérience structurant dans un marché encore jeune et de renforcer notre savoir-faire industriel en matière d’exploitation d’unités de biogaz », explique Hervé Lucas, associé co-fondateur de Cap Vert Energie aux côtés de Christophe Caille et de Pierre de Froidefond.

Le cadre réglementaire français favorise aujourd’hui le développement du biométhane en incitant le traitement et la valorisation des biodéchets. Ces flux organiques seront conséquents dans les prochaines années et les capacités de traitement devront être accentuées. Par ailleurs, la filière biométhane se structure autour de nouveaux besoins, comme la mobilité décarbonée. Le BioGNV est un très faible émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines. Les collectivités et les grands utilisateurs de flottes de camion soutiennent fortement ce nouvel usage.

Membre du think tank France Biométhane créé en mars 2016, Cap Vert Energie est un acteur engagé dans la structuration de la filière biométhane en France. « Pour encourager le développement de cette filière vitale, des ajustements doivent encore s’opérer, comme par exemple l’allongement à 20 ans du tarif d’achat ou la simplification des régimes d’autorisation » explique Pierre de Froidefond associé co-fondateur de Cap Vert Energie en charge du développement.

Cette énergie renouvelable et stockable répond aux enjeux énergétiques et environnementaux des industriels et des territoires. Au cœur de la transition énergétique, elle illustre parfaitement l’économie circulaire à la croisée de 3 métiers : le traitement des déchets organiques, la production d’énergies renouvelables, et l’agronomie avec le retour à la terre du digestat. Cap Vert Energie sera présent pour la première fois au salon Expobiogaz à Bordeaux les 31 mai et 1er juin prochains.